© Le triangle d'Or | Cindy Michaud
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Le triangle d'or

Le développement thermal de Vichy se jumelle avec son aménagement urbain. Entre l’établissement thermal et les parcs le long de l’Allier, fin XIXe et début XXe, les initiatives de l’État et de la municipalité coexistent avec celles des promoteurs privés : rentiers, commerçants, architectes, médecins, particuliers, etc.

Un Triangle d’or émaillé

de villas et d’anciens palaces

 Cette fièvre de la construction s’illustre par l’émergence du triangle d’or : création de rues, de villas et d’hôtels offrant ainsi aux visiteurs une double carte : des soins et des logements. Situé entre les boulevards de Russie, des États-Unis et le parc des Sources, il est protégé des fureurs de l’Allier par un endiguement dès 1860. Il s’intègre aujourd’hui dans le périmètre Unesco. Car, la ville de Vichy candidate, avec dix autres villes thermales européennes, sous la bannière des « Great spas of Europe », au classement du patrimoine mondial de l’Unesco. Balade au fil des rues où le regard n’a de cesse d’être attiré par cette floraison d’architectures remarquables et éclectiques

Autour du triangle d’or

Là où palpite le cœur thermal de Vichy

On le surnomme le triangle d’or de Vichy, non pas qu’on y saigne le pavot somnifère les nuits de pleine lune, l’analogie serait plutôt à rechercher du côté de la Bohème et de son triangle thermal. En réalité, le quartier thermal de Vichy s’organise depuis 1805 autour du triangle du parc des Sources dont on doit l’achèvement au lobbying familial de Maria-Letizia Ramolino Bonaparte auprès de son Empereur de fils.
Ce parc qui se déploie au sud de l’émergence naturelle des sources chaudes (Chomel, Grande-Grille) organise l’espace en promenade entre les composantes du programme thermal : le soin, le loisir, l’hébergement. Sea, sex and sun local. La force d’attraction de ce triangle magique a aimanté au plus près de sa périphérie les villas, hôtels et palaces les plus luxueux, les restaurants les plus recherchés, les commerces les plus huppés. Face au parc, entre thermes et opéra, ils ont trouvé leur front de mer.

 

 

Passez par

la rue Alquié

Si  la présence de Napoléon III s’exprime par la construction de chalets sur l’actuel boulevard des États-Unis, dédiés au couple impérial et à son gouvernement, d’autres villas, en vis-à-vis, en témoignent. Dès 1864, à la demande du Comte de Clermont Tonnerre une série de huit  maisons  est commandée à  l’architecte Jean Lefaure qui vient de réaliser le chalet Marie-Louise. Car, il s’agissait en fait de loger les officiers de la garde impériale.

Zoom sur

l'Aletti Palace