Quartier du Vieux-VichyQuartier du Vieux-Vichy
©Quartier du Vieux-Vichy|Xavier Thomas
Visiter le

Quartier du Vieux Vichy

Cœur historique de la cité thermale, le Vieux Vichy avec ses ruelles étroites, ses édifices et maisons remarquables, s’inscrit comme une belle tentation à remonter le temps.

Un peu d'histoire

Le quartier

Ce quartier qui surplombe l’Allier et ses parcs, se distingue du « Vichy aux Bains » où s’est développée l’activité thermale. Son approche est multiple : à partir de la rue Hubert-Colombier, en venant du centre commerçant ou à l’opposé, de préférence, vers la Source des Célestins. Le Vieux Vichy joue une double carte de visite : celle de son patrimoine et de ses lieux culturels. Cette promenade se nourrit de périodes historiques dont témoignent des architectures éclectiques : Moyen-âge ; art Déco ; néo classique ou néo gothique.

Goûter

La source des Célestins

Restons boulevard Kennedy, pour rejoindre la Source des Célestins, eau emblématique de Vichy, aux vertus bénéfiques pour la digestion. Dès le Moyen âge, elle émerge au pied du rocher des Célestins puis au sein d’une grotte artificielle. Depuis 1910, abritée par un pavillon de forme ovale, ce site accueille de nombreux visiteurs. Car la source qui coule dans une conque équipée de quatre robinets permet aux promeneurs et curistes de s’abreuver ou de remplir quelques bouteilles.

Rue Hubert-Colombier

Dans le Vieux Vichy, les sensations visuelles sont sans cesse réjouies. Pour cela, il faut aussi emprunter la rue Hubert-Colombier, passage entre ce quartier et le Vichy thermal.  Il offre une mosaïque étonnante de villas aux architectures d’inspirations diverses : néo médiéval, art Nouveau, Renaissance, néo-Flamand, etc. A quelques pas de Saint-Blaise, le Castel Français (au numéro 1). Cette villa néo médiévale est l’œuvre, comme la majorité des villas de la rue, de l’architecte Antoine Percilly. Quatre niveaux constituent cette imposante bâtisse, au décor sobre, inscrite à l’Inventaire des monuments historiques depuis 1989. A remarquer sur sa tourelle, un buste de soldat en faction qui veille sur la rue.  Un peu plus loin, (au numéro 9), la villa Van Dyck et son parement de briques, ornée d’éléments sculptés (culots, volutes) et frise de faïence exprime son style néo-Flamand.

Église Saint-Blaise

Notre-Dame-des-Malades

Avant d’atteindre l’église Saint-Blaise, joyau du Vieux Vichy, on longe un parking qui où s’érigeait la Tour de l’horloge, vestige de l’ancien château, qui s’effondra en 1987. Ladite tour servit de belvédère pour admirer la vue sur l’Allier et de campanile abritant la cloche de la ville. L’austérité extérieure de Saint-Blaise, bâtie entre 1925 et 1956, contraste fortement avec sa décoration intérieure Art Déco. L’édifice est inscrit aux Monuments historiques depuis 1991.  Les deux architectes vichyssois, Jean Liogier et Antoine Chanet ont intégré la « vieille église », dédiée dès son origine à Notre-Dame. Peintures, mosaïques, marbre, onyx, marqueterie, chemin de croix réalisé en vitrail, fonts baptismaux en marbre de Carrare etc. composent autant de ravissement pour le regard et l’esprit.

Ils ont marqué

Le Vieux Vichy

Valéry Larbaud

Né à Vichy, fut un poète et un écrivain novateur, qui s’est aussi attaché à faire découvrir les talents d’écrivains étrangers rencontrés au cours de ses nombreux voyages : Butler, Joyce, Faulkner, Svevo, Gomez de la Serna… La médiathèque municipale accueille la bibliothèque de l’écrivain (14 000 livres, 200 manuscrits, 8 800 lettres, des estampes, des photographies, etc.) conservée dans ses meubles et selon leur classement d’origine. Le Centre Culturel de Vichy, situé en lieu et place de l’ancien Petit Casino, porte d’ailleurs son nom.

J’y vais

Madame de Sévigné

Célèbre curiste, la Marquise fit deux séjours de cure à Vichy, en 1676 et 1677, pour soigner des rhumatismes dans les mains et les genoux. Dans ses lettres à Madame de Grignan, la marquise de Sévigné parle de Vichy en ces termes : « Il est certain que les eaux ici sont miraculeuses » ; « j’ai donc pris les eaux ce matin ma très chère. Ah ! qu’elles sont méchantes (…). On va à six heures à la fontaine. Tout le monde s’y trouve. On boit, et l’on fait une fort vilaine mine, car imaginez-vous qu’elles sont bouillantes et d’un goût de salpêtre fort désagréable. »

J’y vais