Je bois Vichy, Vichy Célestins
Le matin, quand la lumière filtre à travers les arbres du parc, l’air se charge d’une odeur légère d’humus et de rivière. Au loin, le murmure de l’Allier accompagne le pas feutré des premiers promeneurs, venus ouvrir leur journée par un verre d’eau. Sous la galerie ovale de la Trinkhalle, la pierre claire accroche les premiers rayons. Tout semble calme, presque recueilli.
L’eau des Célestins naît dans les profondeurs, au pied d’un rocher d’aragonite dont la mémoire remonte au Moyen Âge. Jadis, lorsque le fleuve n’était pas encore endigué, on s’y rendait en barque. On imagine le clapotis contre le bois, la fraîcheur du courant, puis la découverte, à même la roche, ce filet d’eau limpide au goût singulier.

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