Résurrections de belles villasRésurrections de belles villas
©Résurrections de belles villas|Xavier Thomas
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Les résurrections de belles demeures


  • Architecture de villégiature
  • Unesco Vichy Reine des villes d'Eaux
  • Vichy

Portraits croisés de 3 néo-vichyssois dont l’arrivée à Vichy et le projet de vie participent à la sauvegarde du patrimoine architectural de la ville, voir pour certains à son offre culturelle et touristique.

4 demeures

4 résurrections

Leur histoire rompt radicalement avec le stéréotype qui voudrait voir Vichy uniquement jouer en catégorie vétérans. Ces expériences nous confirme que décidément cette ville possède un charme spécial. Elles nous obligent à redoubler d’efforts pour que les futures rencontres entre Vichy et ses habitants à venir, doivent moins au hasard qu’à la certitude qu’il fait bon vivre ici.

Visite privée

Villa Marguerite


Depuis quelques mois, des notes de musique s’échappent de la villa Marguerite. Cette grande bâtisse orpheline et quelque peu négligée au fil du temps a été adoptée par un jeune couple de musiciens professionnels. Chez les Mino, papa est en bas qui fait du tuba, maman est en haut qui joue les sopranos. Il ne leur aura pas fallu longtemps pour se résoudre à quitter leur 50 m² parisien pour s’installer dans cette villa de 3 étages, construite en 1911 par l’architecte vichyssois Jean Fleury. Tout bien considéré, lorsqu’on est musicien de carrière internationale et qu’on se produit aux 4 coins des 5 continents, le lieu de résidence devient relatiff. En savoir +

Chalet

Clermont-Tonnerre

Le projet de vie devient projet professionnel lorsque le propriétaire de la villa La Tourelle vole au secours d’un autre patrimoine vichyssois en péril : le Chalet du Comte de Clermont-Tonnerre. Il signe à nouveau pour 1 an de travaux et, profitant de la position centrale de Vichy, transforme le Chalet en lieu de séminaires d’entreprise pour réunir les commerciaux de son réseau de vente national. Mais comme une bonne idée est faite pour être partagée, et qu’il est convaincu qu’entretenir un patrimoine c’est le réinscrire dans le présent, il propose le Chalet à la location avec ou sans nuitée pour des évènements culturels, professionnels ou familiaux, sous les lambrequins.

Villa

La Tourelle

C’est à la faveur d’un week-end entre amis dans les volcans d’Auvergne que le propriétaire découvre Vichy. Après le coup de cœur rapidement partagé par sa compagne, ils décident tous deux de quitter Aix-en-Provence pour la reine des villes d’eaux. Passé l’effet « whaou », leur décision est néanmoins mûrement réfléchie : Vichy leur offre une qualité de vi(ll)e inestimable, la synthèse de toutes leurs (en)vies de château dans un décor à taille humaine et le tout à un tarif très compétitif, si on considère le marché de l’immobilier à un niveau national. En quête d’un toit pour abriter leur petite famille, un coup de chance les mène devant les grilles de la villa La Tourelle, à l’angle du boulevard de Russie et de la rue Alquié. Longtemps inhabitée, la villa accuse le coup et il ne faudra pas moins de 6 mois de restauration pour lui redonner un sérieux coup de jeune !

Villa Tzarine

Si Vichy est un petit Paris, alors la rue du Golf, poursuivant la mise en abyme, est un Vichy en miniature. Entre lac et thermes, elle forme un ensemble architectural particulièrement homogène et élégant : de belles villas aux façades et aux grilles soigneusement alignées, une anecdotique construction moderne et quelques pépites, comme la villa du Docteur Maire ou la villa Tzarine. A ce jeu des poupées russes, même si son extraction slave demeure mystérieuse, la villa Tzarine occupe une place de choix. Construite en 1907, elle porte la signature architecturale néoclassique d’Adrien Dacq, à qui l’on doit également l’hôtel Lutetia (dans sa version locale) et la villa La Tourelle. Gravée sur sa façade, la mention « Téléphone Lumière électrique » ancre à jamais le bâtiment dans les premières années du XXe siècle.