© Chalet Napoléon 3 | Xavier Thomas

Chalets Napoléon III

Parures de la haute société du Second Empire

Dès le Second Empire, des quartiers entiers de villas émergent à l’initiative de propriétaires privés sous l’émulation de Napoléon III. Sa volonté  impériale s’exprime également dans cette mise en scène du nouveau Vichy via l’existence des chalets le long de l’actuel boulevard des États-Unis…

109 Bd des États-Unis

Chalet Marie-Louise

Confiée à Jean Lefaure, architecte de l’État auprès de la Compagnie Fermière, cette première résidence porte le prénom de Marie-Louise. Achevée en 1863,  elle arbore de fausses briques de couleur ocre et jaune disposées en damier et des frises de bois clair. Mais ses galeries, sur deux niveaux, où l’empereur aimait fumer et bavarder en bonne compagnie, donnaient sur la rue. Napoléon III s’agaçait d’être à la merci d’admirateurs importuns. De plus, une scène de ménage impériale mit un terme au séjour vichyssois de l’impératrice en juillet 1863. Ce qui expliquerait la demande de Napoléon III, à l’architecte Lefaure, de bâtir deux autres chalets. L’un, en l’honneur de sa dame impériale, pour se faire pardonner ses incartades amoureuses. Et, l’autre afin de retrouver plus d’intimité.

107 Bd des États-Unis

Chalet de l’Empereur

Cette autre résidence impériale bâtie en 1864, par Lefaure, devait pallier les inconvénients de la  première. Si elle garde le style Louisiane du chalet Marie-Louise, elle répond aux doléances impériales : ne pas subir l’engouement de la foule de curieux. Aussi, ses galeries sont orientées à l’ouest sur le parc Napoléon III.

105 Bd des États-Unis

Chalet Eugénie

Cette nouvelle villégiature, le chalet Eugénie ou de l’Impératrice avoisine la villa Marie-Louise. Inspirée des chalets suisses d’Arenenberg où l’empereur passa son enfance, elle fut achevée en 1864. Son élégante architecture, avec sa dentelle de bois sur la corniche, ses pignons ajourés de trèfles décoratifs, ses balcons à balustres, ses pièces de réception, sa dizaine de chambres et ses ouvertures sur le parc ne suffirent pas à séduire la noble épouse bafouée. Eugénie de Montijo ne revint jamais à Vichy.

101 Bd des États-Unis

Chalet des Roses

De style Savoyard, le nom de ce chalet, bâti en 1864, pourrait être lié à son effet architectural, celui de ses murs jointoyés par un cailloutis noyé dans du ciment rose, et à ses plantations de  rosiers dans le jardin.

109 bis Bd des États-Unis

Chalet Clermont-Tonnerre

1863,  l’officier d’ordonnance de Napoléon III, le comte de Clermont-Tonnerre, passe commande pour un chalet dans la même veine architecturale que les villas impériales. C’était là que logeait le service de sécurité. Certaines sources indiquent qu’une galerie souterraine le reliait aux  chalets Marie-Louise et de l’Empereur pour faire passer les plats cuisinés. On peut logiquement supposer que c’était également  un moyen discret pour le service de sécurité de veiller sur Napoléon III.

103 Bd des États-Unis

Chalet Saint-Sauveur

En 1905, le docteur Eugène Willemin fit appel à l’architecte Antoine Percilly pour édifier le chalet Saint-Sauveur comme un prolongement de l’atmosphère  particulière des chalets du Second Empire.

111 Bd des États-Unis

Villa Thérapia

La villa fut édifiée en 1864, pour un député et banquier du Gard, Ernest André. Celui-ci n’eut pas le loisir d’en jouir. Il mourut brutalement cette année-là.  La villa a été détruite en 1988 pour permettre la construction de l’actuel hôtel spa « Les Célestins ».