Description
Depuis la fin du XIXe siècle, Vichy attire, grâce à la renommée de ses sources thermales, une population cosmopolite et multireligieuse.
D’abord limité à la sphère privée, le culte israélite est progressivement organisé dans des locaux pouvant être ouverts plus largement au public comme l’Hôtel des Colonies situé boulevard de Russie, dès 1874.
La synagogue a été édifiée en 1933 par les architectes Chanet et Liogier (également auteurs de l’église Saint-Blaise-Notre-Dame-des-Malades voisine) sur un terrain mis à disposition par la Compagnie Fermière de Vichy. Son architecture, sobre et moderne, inspirée du style néo-byzantin teinté d’Art déco, reflète les goûts de l’entre-deux-guerres. L’intérieur, lumineux et épuré, favorise le recueillement : le rez-de-chaussée d’une capacité de 200 personnes est réservé aux hommes tandis qu’une tribune permet d’accueillir une cinquantaine de femmes.
Comme toutes celles de France, la synagogue à Vichy, est restée ouverte pendant la Seconde Guerre mondiale ; mais elle a été la cible, le 10 août 1941, d’un attentat qui n’a heureusement occasionné que des dégâts matériels. Elle sera néanmoins pillée par la Milice à la fin de la guerre.
Unique synagogue de l’Allier, la synagogue de Vichy, comme le temple protestant, témoigne de la diversité des cultes qui y sont pratiqués mais symbolise aussi l’histoire riche et complexe de Vichy, entre prospérité et tragédie historique.










