© Maison Moinet | Xavier Thomas
Une dynastie de confiseurs

Maison Moinet

Pastilles du Bassin de Vichy, sucres d’orge, bonbons glacés, chocolats, pâtes de fruit, glaces… La confiserie Moinet régale les papilles des curistes, des touristes et des Vichyssois depuis 1852. Sept générations jalonnent cette histoire sucrée qui perdure passionnément. Une partition jouée le plus souvent à deux.

L'origine du magasin

Confiserie H. Moinet

Savourer les multiples douceurs de la gamme Moinet, c’est laisser s’exhaler le récit de cette lignée de confiseurs qui débute avec Jules Rondepierre. En 1852, le confiseur, épaulé par son épouse Marie-Madeleine Moinet, a pignon sur rue. Sa boutique située au 4, rue de la source de l’Hôpital comprend également un atelier de fabrication attenant, consacré de nos jours à la fabrication artisanale des chocolats et bonbons glacés, caramels, nougats et pralines. Après la visite de Napoléon III, la boutique est rebaptisée Confiserie de l’Empereur.

Art du boitage

Le magasin familial devient une PME

Au fil des ans, Rémi Moinet acquiert son indépendance au sein de l’entreprise familiale. Il impulse de nombreuses nouveautés qu’évoquent sa petite-fille Élisabeth Moinet-Michaille et son mari, Gilles qui dirigent la confiserie et la société Moinet Vichy Santé.  « Il avait une forte personnalité, travaillait beaucoup et créait sans cesse de nouveaux bonbons. Il avait pour ami Paul Devaux (graveur et illustrateur vichyssois) qui a dessiné de nombreuses boîtes de confiserie. » Gilles ajoute : « Il avait le sens du marketing, de la publicité, du boîtage. Avec lui, le magasin familial est devenu une PME. Il conquiert d’autres marchés que le local et développe un réseau de grossistes. »

Usine

La Source Roger

aux origines de la pastille

En 1932, Rémi Moinet achète la source Roger et se lance dans la production de pastilles siglées Bassin de Vichy. Dans la famille Moinet, on finit toujours par mettre la main dans la confiserie. Poussé par son père, Jean-Claude, alors pharmacien, développe des produits vendus dans l’officine d’Yvette, son épouse : « Il y avait une complémentarité entre les deux activités : confiserie et pharmacie. Je me souviens que ma mère offrait un sachet de bonbons pour une belle ordonnance. Mon père venait me chercher à l’école avec la camionnette Moinet qui servait à livrer les hôtels en bonbons glacés, sucre d’orge, pastilles, gommes… Il l’a fait jusque dans les années 80. »

Côté Sucré

La 7e génération

En 1989, Élisabeth et Gilles quittent Paris pour épauler Jean-Claude Moinet. Avec cette 6e génération la saga familiale se poursuit. En 1993, ils ouvrent une nouvelle boutique Côté Sucré rue Georges-Clemenceau à Vichy. « C’était à Pâques. Je me souviens, mon père transportait les moulages de chocolat dans une carriole qu’il avait repeinte.» Le couple s’illustre par l’innovation, le développement et la sauvegarde du savoir-faire familial. Depuis 2017, l’un de leur fils, les a rejoints après avoir fait ses armes, il devient responsable de la production sur les deux sites de fabrication, devenant ainsi la 7e génération à s’engager.