© Les souterrains de Cusset | Xavier Thomas
Sept ans de travaux royaux et la paix

Les souterrains & musée de Cusset

A Cusset, on peut visiter des souterrains. Mais, en sont-ils vraiment ? Pour le savoir il nous faut remonter au Moyen Âge.

Zoom sur...

Les souterrains

L’imaginaire cussétois leur donne le nom de souterrains. La réalité historique bouscule cette croyance-là. Il s’agit en effet des galeries « ras de l’eau » de fortifications construites sous Louis XI, entre 1476 et 1483.

Fortification moderne

Une architecture militaire

La ville royale de Cusset servait de base aux armées françaises contre la Bourgogne, alors alliées aux Anglais. Vauzy de Saint-Martin, originaire de Montluçon, conçoit cette architecture militaire et en fait un véritable prototype de la fortification moderne. Les fortifications ont été démolies à partir du XVIIe siècle, sauf deux portes sur quatre et une tour : la tour Prisonnière. Avec le comblement des fossés des fortifications, les galeries se sont retrouvées enterrées. Elles ont été déblayées dès 1990 mais le terme de souterrains demeure car pour les visiter, il y faut pénétrer par un escalier qui date de 1943. Ce dernier fut construit pour accéder aux galeries pouvant servir d’abris en cas de bombardement.

Sept ans de travaux royaux

La force de cette fortification résidait « en une combinaison d’obstacles pour l’assaillant : pont-levis, galerie de contre mine, herse, cour anglaise, fossés alimentés par le Sichon… », et, en ses six canonnières dites « à la française » construites en « X » pour « ne pas affaiblir les murs et offrir un meilleur angle de tir. » Ces fortifications n’ont jamais servi. Après sept années de travaux royaux qui coûtèrent des milliers d’écus, la Bourgogne revient dans le giron de la France et la paix s’installe.

Musée de la tour prisonnière

Le musée de la Tour prisonnière, installé dans l’unique tour rescapée, propose des visites guidées de ces galeries-souterraines.

Autour des

Souterrains de Cusset

Après la visite des souterrains de Cusset, lorsque vous aurez retrouvé la lumière du jour, profitez-en pour en découvrir davantage sur l’architecture de cette ancienne cité royale.

A voir...

Certains bâtiments à pans de bois méritent le coup d’œil, comme la Maison du gouverneur Chatard (à la jonction des rues Arloing et Constitution) ou pour rester dans la thématique tic-tac-toc, d’autres belles croix de Saint-André en façade de la Maison du Chanoine (place Victor-Hugo).

A manger

A tout seigneur tout honneur, c’est dans une partie de l’hôtel Jehan de La Borderie, à la façade facilement reconnaissable avec ses fenêtres à meneaux et l’avancée de sa charpente sur blochets, que loge la Taverne Louis XI. Dans l’assiette, c’est du traditionnel avec des spécialités maison autour du charolais et du saumon fumé. A gauche de la taverne, la Crêperie du Théâtre est l’inévitable ambassade locale de la gastronomie bretonne, avec une belle variété de galettes et de salades.

Le plan B

… comme Brayaud, une véritable institution. Ce restaurant de poche est un refuge qui accueille les nyctalopes, les vampires misanthropophages ou plus simplement tous ceux qui ont raté l’heure du dîner. Car la particularité du Brayaud c’est son service tardif, jusqu’à minuit en semaine et bien au-delà les week-ends.